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| Quand l'Orient s'embrase (le 13/02/2006 à 21h23) |
La nouvelle défraye la chronique. Plusieurs caricatures de Mahomet sont parues dans un journal danois, puis reprises par « France Soir ». Il s’en est suivi une réaction, un vague, un grand mouvement de colère dans le monde musulman.
Une question qui n’est pas totalement dénuée d’intérêts se pose : Doit-on limiter , dans des cas précis, la liberté de la presse ?
Plusieurs points de vue peuvent être valables. D’un côté, la presse doit manifester malgré tout un certain respect. De l’autre, le droit de liberté de la presse est sacré, rien ne peut permettre que cette liberté chèrement acquise soit bafouée. Enfin, les journalistes doivent prendre leurs responsabilités en réfléchissant à la portée de leurs actes, mais en oubliant pas qu’aucun organisme ne peut limiter leurs propos du moment qu’ils ne sont pas injurieux etc …
Nous sommes libres de penser que la presse à le devoir de manifester à chacun un minimum de respect. Sans nous présenter en défenseurs des musulmans, on peut penser que le caricaturiste et les journalistes ont fait une faute. Pourquoi ? Parce que dans l’Islam, la représentation de l’Homme est interdite, alors quant à représenter le Prophète … Voilà des éléments qui peuvent justifier la colère des musulmans.
A titre purement indicatif, il est déjà arrivé que des associations musulmanes portent plainte contre des caricaturistes qu’ils trouvaient injurieux envers Jésus ( qui je le rappelle est un prophète important du Coran).
Seulement, il y a un véritable problème. La liberté de la presse est un droit qui doit être absolument respecté par tous, très rares sont les raisons qui peuvent légitimement justifier sa « suspension ». Ce droit, des générations d’hommes et de femmes de pays du monde entier se sont battus pour l’avoir. Dans l’affaire des caricatures, nous pouvons penser que seul les représentations du Prophète peuvent choquer. Pour « l’ironie », si elle est condamnée, autant établir une censure mondiale…
Après les émeutes du Moyen-Orient - que de nombreuses sources s’accordent à voir comme « truquées » et n’ayant rien de spontané -, certains ont pensé limiter les libertés des journalistes. Ce n’est pas une solution viable, c’est juste régler un incident avec une dictature.
Mais nous pouvons aussi avoir une troisième possibilité : ne compromettre ni le respect du à n’importe quelle religion, ni l’inviolabilité de la liberté de la presse. Les journalistes doivent prendre conscience de la portée que peut avoir chacun de leurs actes ou de leurs écrits sinon ils condamneront eux mêmes le droit qu’ils ont l’honneur de défendre et de faire vivre. Donc les journalistes ont le devoir de ne pas porter atteinte à une religion, ni d’êtres victimes d’une censure.
Pour conclure, la parution de ces caricatures est regrettable, tout comme les « émeutes » déjà prévues qui s’en sont suivies. Si des musulmans souhaitent se retourner contre les auteurs, qu’ils le fassent par voie légale, comme le pense le C.N.C.M.
Bref les journalistes et les émeutiers sont à blâmer, il n’y en a donc aucun pour rattraper l’autre…
Alexandre Roger |
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